MAKING OF du roman collectif "générationnel" de la 2de 4


"Tempoe è galant'uomo"

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Les Inséparables, Esther Shalev-Gerz



"L'art ne reproduit pas le visible, il rend visible", Paul Klee

LIRE - ECRIRE : Comment et pourquoi écrire ?


"Depuis ce soir-là, j'ai toujours un crayon sur moi, où que j'aille. J'ai pris l'habitude de ne jamais sortir de chez moi sans m'assurer que j'avais un crayon en poche. Non parce que j'avais idée de ce que je ferais avec ce crayon, mais parce que je ne voulais plus être pris au dépourvu. je m'étais laissé prendre une fois, et je n'étais pas prêt à laisser ça se reproduire.

Si les années m'ont appris une chose, c'est ceci : du moment qu'on a un crayon dans sa poche, il y a de fortes chances pour qu'un jouir ou l'autre, on soit tenté de s'en servir.

Et je le dis volontiers à mes enfants, c'est comme ça que je suis devenu écrivain."

Paul Auster, Pourquoi écrire ? 1995


"Car les livres une fois faits peuvent rester sur la table des comtesses, ils sont achevés, personne n'y pourrait plus rien changer. Mais un auteur jusqu'à ce qu'il soit mort reste une chose qu'on peut modifier et il faut que la pensée qui est en lui absorbe peu à peu tout son être, si bien que tout ce qu'il dira sera le langage même de la pensée, mais non pas que les autres puissent tirer à eux jusqu'à sa pensée, si bien qu'il penserait simplement leurs paroles et serait anéanti."

Proust, Jean Santeil



"Amant alternae Camenae", Virgile

« The muses love alternating songs, says Vergil's Palaemon, inviting his companion to share in the composition of poetry »


Du mythe à l'histoire, de l'épopée au roman et au théâtre :


"C'est par des chants que les peuples quittent le ciel de leur enfance pour entrer dans la vie active, dans le règne de la civilisation. C'est par des chants qu'ils retournent à la vie primitive. L'art est la transition de la nature à la civilisation, et de la civilisation à la nature" , Hölderlin




"On ne pense que par image, si tu veux être philosophe écris des romans", Albert Camus

HEROS OU PERSONNAGE ?




Histoire du roman : la veine réaliste ou l'art de se moquer du monde, de la littérature médiévale au roman réaliste du XIXème siècle

La littérature de dérision ou l'art de se moquer du monde (Fleurs d'encre, 5ème, Séquence 7, p.148) : du Roman de Renart (littérature médiévale) aux romans de Rabelais (littérature de la Renaissance).


La littérature réaliste du XUXème siècle : les portraits dans La Comédie humaine de Balzac (l'éloge et le blâme)

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L'autre, un sujet en question : l'accueil du "nouveau"

L'incipit de Madame Bovary, Flaubert (1857) : un roman réaliste


Nous étions à l'Etude quand le Proviseur entra, suivi d'un nouveau habillé en bourgeois et d'un garçon de classe qui portait un grand pupitre. Ceux qui dormaient se réveillèrent, et chacun se leva comme surpris dans son travail.

Le Proviseur nous fit signe de nous rasseoir ; puis, se tournant vers le maître d'études :

-- Monsieur Roger, lui dit-il à demi-voix, voici un élève que je vous recommande, il entre en cinquième. Si son travail et sa conduite sont méritoires, il passera dans les grands, où l'appelle son âge.

Resté dans l'angle, derrière la porte, si bien qu'on l'apercevait à peine, le nouveau était un gars de la campagne, d'une quinzaine d'année environ, et plus haut de taille qu'aucun de nous tous. Il avait les cheveux coupés droit sur le front, comme un chantre de village, l'air raisonnable et fort embarrassé. Quoiqu'il ne fût pas large des épaules, son habit-veste de drap vert à boutons noirs devait le gêner aux entournures et laissait voir, par la fente des parements, des poignets rouges habitués à être nus. Ses jambes, en bas bleus, sortaient d'un pantalon jaunâtre très tiré par les bretelles. Il était chaussé de souliers forts, mal cirés, garnis de clous.

On commença la récitation des leçons. Il les écouta de toutes ses oreilles, attentif comme au sermon, n'osant même croiser les cuisses, ni s'appuyer sur le coude, et, à deux heures, quand la cloche sonna, le maître d'études fut obligé de l'avertir, pour qu'il se mît avec nous dans les rangs.

Nous avions l'habitude, en entrant en classe, de jeter nos casquettes par terre, afin d'avoir ensuite nos mains plus libres ; il fallait, dès le seuil de la porte, les lancer sous le banc, de façon à frapper contre la muraille, en faisant beaucoup de poussière; c'était là le genre.

Mais, soit qu'il n'eût pas remarqué cette manoeuvre ou qu'il n'eût osé s'y soumettre, la prière était finie que le nouveau tenait encore sa casquette sur ses deux genoux. C'était une de ces coiffures d'ordre composite où l'on retrouve les éléments ...


L'accueil de l'étranger et l'hospitalité comme devoir : « la mesure en héritage »

Les Suppliantes, tragédie grecque d'après Eschyle



Texte français, adaptation et mise en scène d'Olivier Py -Odéon, Théâtre de l'Europe « hors les murs »

jeudi 6 avril à 12 heures, Théâtre de l'EABJM : 2des et 1ères (durée : une petite heure)